Les premiers habitants de Péret vivaient là, au “Broun” il y a cinq mille ans.
D’eux, il ne reste que les murs de pierres sèches de leurs maisons et les creusets où ils fondaient le cuivre. (fouilles en cours de réalisation – CNRS – m AMBERT Paul). Il se dit que, longtemps après, durant l’été de l’an 218 avant Jésus Christ, un éléphanteau perdu, du troupeau d’Hannibal, est venu effrayer nos aïeux. Ils l’auraient même adopté à la stupeur du voisinage. Plus tard, pour mieux se défendre, Péret a été construit sur une pente rocheuse de Malhubert. Le village était enserré de remparts et de quatre tours qui le protégeaient des ennemis. De ce Péret là (XIème siècle), il ne reste que l’Eglise St Félix, l’entrée de l’abbaye sur la place du fort, une tour dans la rue du même nom, et cinq porches. Autant de vestiges à voir en visitant le cœur du village et ses ruelles Colbert, Boileau, La Fontaine… Surtout il faut découvrir la route qui tournicote au dessus du village : passez devant la chapelle Notre Dame des Buis, continuez vers la “croix des Cavaliers”. C’est une vision qui s’offre au regard. C’est une abondance de paysages, âpres, rustiques, de ciel, de faïsses, de garrigues, de vignes et de vignes plantées au cordeau. Çà et là un abri trapu, une capitelle. Asseyez vous et embrassez toute la région. Derrière vous les Cevennes, à vos pieds Péret, devant vous la plaine du fleuve Hérault. Dans le lointain, nimbée d’une brume tremblante, la masse sombre de la méditerranée…